Et une station d’épuration, comment ça marche ?

Cette vidéo de la Lyonnaise des eaux explique d’une façon très claire le fonctionnement d’une station d’épuration. Ecoutez bien la musique d’ascenseur en fond sonore. Sur un tel sujet, c’est vraiment amusant…

Les toilettes, un enjeu vital

Le 19 novembre dernier a eu lieu la journée mondiale des toilettes. Si cette information a fait sourire, c’est bien dommage, car c’est sur un sujet essentiel que l’ONU a attiré l’attention de nos contemporains.

L’assainissement est vital pour la santé

Les excréments humains sont la source principale de diarrhées pathogènes. Sans équipements d’assainissement, la santé de chaque être humain est en danger. Les diarrhées sont une des causes principales de la mortalité des enfants de moins de 5 ans et cette mortalité peut être réduite par l’amélioration de l’assainissement. De plus, les infections mettent en danger la santé des enfants. Les enfants affaiblis par la diarrhée sont plus fragiles et peuvent facilement attraper d’autres infections, (infections respiratoires par exemple, qui sont une autre cause principale de mortalité d’enfant). L’assainissement affecte le développement de l’enfant et son avenir. L’UNICEF, en juillet dernier, a publié des données chiffrées alarmantes concernant les conséquences des problèmes mondiaux d’assainissement.

Malgré ces initiatives, nous restons goguenards. Et nous ignorons que l’eau insalubre est la première cause de mortalité au monde. L’ONG Solidarités a réalisé à ce sujet un spot que je trouve assez bien vu. Et vous ?

Produits chimiques : accusations à charge

Le colloque Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant, organisé dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, s’est tenu aujourd’hui. Il avait pour objet de faire le point sur l’état des connaissances, la règlementation en matière d’environnement chimique et les répercussions sur la reproduction.


Communiqué de l’AFP (lu dans Les Echos) : “Entre 1995 et 2020 la production mondiale de produits chimiques devrait avoir augmenté de 85%, et ces produits portent une bonne part de responsabilité dans la diminution de 50% de la production de sperme en 50 ans et du doublement des cancers des testicules, selon Roselyne Bachelot (Santé) et Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie).” Les ministères de la Santé et de l’Environnement ont donc décidé d’appliquer le principe de précaution relativement aux produits chimiques dont les effets sur la santé humaine sont nocifs, tout particulièrement pour les femmes enceintes et les enfants. Roseline Bachelot propose notamment d’apposer un logo à destination des femmes enceintes et des enfants pour les avertir de le dangerosité de certains produits. Est-ce réellement suffisant quand notre avenir est en jeu ? Le communiqué du ministère de l’Ecologie liste les mesures proposées.

A l’occasion de ce même congrès les scientifiques ont souligné que certains polluants, PCB notamment, avaient un impact considérable sur le développement de l’enfant tant physique que cognitif ! On a également lu dans la presse que les perturbateurs endocriniens contenus dans les produits chimiques (encore eux) étaient soupçonnés d’être responsables de la baisse de la fertilité masculine observée depuis plusieurs décennies.

Le rapport avec l’eau ? L’eau est un très bon vecteur pour tous les polluants. D’où l’importance de son assainissement. Sauf qu’en matière de pollution chimique tout dépend des seuils que l’on fixe à la dangerosité des dits produits. Or, les scientifiques n’ayant pas le recul suffisant pour analyser les impacts à long termes des nouvelles molécules, les industriels en profitent !!!

Quelle solution pour nous, pauvres mortels, qui donnons naissance à des enfants intoxiqués avant même de naître, quand nous parvenons à procréer ? Aller vivre dans une yourte ?

Yourte en Bretagne, la solution ?<br /> ©Hervé le frenchy - licence creative commons
La solution : une yourte en Bretagne ? ©Hervé le frenchy – licence creative commons

Actu à propos du dernier post
Suez Environnement contre attaque sur le marché de l’eau en Ile-de-France (voir l’article d’Enviro2b). La guerre de l’eau est déclarée.

Eau publique à Paris : fluctuat nec mergitur

Voilà. C’est fait ! L’eau sera publique à Paris à partir du 1er janvier 2010. Elle sera gérée par la Mairie de Paris. Bertrand Delanoë tient ainsi un des engagements de son programme : remunicipaliser l’eau parisienne. Pour mémoire, elle était jusque-là vendue aux Parisiens par les mastodontes Veolia Environnement (pour la rive droite) et Suez (pour la rive gauche). Cette privatisation d’un bien reconnu commun suscite depuis plusieurs années nombres de remises en cause, d’autant plus que des excès dans la facturation du prix de l’eau aux administrés ont été attribué à ces sociétés. Certains départements, voir l’exemple du Val-de-Marne, ont déjà passé le pas. Paris a profité de l’arrivée à échéance du contrat qui liait la ville pour entériner le retour à la gestion publique de l’eau.  Je vous propose le reportage réalisé par Cap 24, diffusé le 19 novembre, avant que la décision ne soit entérinée par le Conseil de Paris. La différence des points de vue et des arguments entre la majorité et l’opposition vaut le détour ! A vous de juger…

Clin d’oeil

Les Inconnus quand un certain J. C. était Maire de Paris… En 2008 on ne se baigne toujours pas dans la Seine.

Le cycle de l’eau en ville

Pour ouvrir ce blog consacré à l’actualité de la pollution de l’eau en milieu urbain il me semble important de rappeler en quelques mots la spécificité du cycle de l’eau en ville. Nos villes possèdent des réseaux unitaires d’assainissement (par opposition à l’assainissement non collectif) qui collectent les eaux usées qu’elles soient domestiques ou industrielles, mais aussi les eaux pluviales, c’est à dire les eaux de pluie. Ces eaux sont ensuite acheminées vers des usines d’assainissement ou stations d’épuration chargées de “nettoyer” l’eau pour ensuite la rejeter dans les eaux superficielles que sont les fleuves et rivières.

Le site de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse propose aux enfants une animation très claire qui permet de comprendre l’essentiel. Allez voir, un dessin vaut souvent mieux qu’un long discours… Je sais ce n’est pas très récent, mais connaître ce B.A.-BA est indispensable pour bien comprendre les problématiques actuelles liées à la pollution de l’eau en milieu urbain.